Rendez-vous SCOT et groupe de travail

Avant d’organiser les Rendez-vous SCoT (rencontres tous publics sous forme de soirée débat, rando-SCoT, ateliers, …en journée ou en soirée) nous avons pensé utile d’informer sur le SCoT, sur les tenants et aboutissants de cette procédure, sur les études en cours, diagnostics de territoire, etc. Vincent Salignac qui a en charge la procédure SCoT au Pays, propose une journée (ou demi-journée) de rencontre avec les personnes motivées (et s’engageant à participer au groupe jusqu’à la mise en œuvre des rencontres), qui constitueraient le groupe d’organisation des rencontres SCoT. Ce temps d’information et d’échange se déroulera en septembre, ce qui permettra également de fournir tous les éléments de diagnostic produits par les bureaux d’étude et qui ne sont pas encore disponibles.

Si vous souhaitez vous impliquer dans l’organisation de ces rencontres-débat sur le SCoT merci de contacter Sophie Giraud Bouche  par mail sophie.giraud34@orange.fr ou au 06 79 46 68 76.

Prochains Rendez-vous

24 juin à Cantercel : une journée dédiée au « paysage habité » 

 Sophie Giraud, La Boissière Environnement organise en octobre une fête de l’énergie avec Argelliers et fera la promotion de projets citoyens avec le Pays ;

La semaine du goût en octobre : présentée par Annie d’Alban, Colibris du Cœur d’Hérault, différentes manifestations sur la semaine du goût en octobre,

Tour de table

Les participants se sont exprimés lors du tour de table, les remarques sont mentionnées selon les mots clés qui sont ressortis

  • rôle du CoDev et son organisation
  • soins d’urgences à Lodève – santé de proximité
  • engagement citoyenéducation environnement
  • projets énergies renouvelables citoyens
  • patrimoine / tourisme / paysage. Eolien industriel ?
  • EAU AIR potable, risques ?
  • Ruches / jardins / permaculture / alimentation /
  • Projet Campeyroux

Le rôle du Codev, son organisation, la place de la participation des citoyens, l’engagement  pour l’intérêt général

La présence de plusieurs membres du Pacte Civique Cœur d’Hérault (Bernard Morin, François et Marguerite Dupont) témoigne de la dynamique de la participation citoyenne.

Plusieurs personnes sont ici engagées dans des actions d’éducation à l’environnement auprès des jeunes : Nicolas Ledermann, Sophie Giraud, Arnaud Guéry…

Alix Audurier suggère que le Codèv mette en réseau les associations du Cœur d’Hérault afin d’avoir plus de poids pour porter la parole citoyenne auprès des élus.

D’aucun pensent que le CoDev pourrait porter des initiatives constructives pour étayer les politiques et études publiques : créer et animer un questionnaire auprès des touristes, peser pour la création d’observatoires de l’eau et de l’air… Ce sont autant de projets qui ne peuvent se faire qu’avec un minimum de moyens d’animation…

Et de communication : il est cependant noté que le CoDev ou le Pays manquent de visibilité auprès des citoyens qui ne savent pas que ce peut être un accès à la Région.

On déplore également que le CoDev ne soit consulté souvent « qu’après coup » comme pour le contrat de ruralité, ou encore que le bureau ne reçoive jamais les avis ou invitations aux différents conseils municipaux ou communautaires, ou bien encore que les informations sur les programmes de subventions restent par trop confidentiels au sein des collectivités… alors qu’elles s’adressent aussi aux entreprises ou aux associations.

Bernard Fabreguettes, élu au Conseil Communautaire du Clermontais est aussi élu référent du Sydel au CoDev estime que temps est venu pour bien structurer et organiser par le CoDev sur la transition, et sur la transmission aux élus : on est sur l’appel à projets sur la croissance verte, c’est le bon moyen. Soyons pragmatique : la transition partira plutôt du bas, que des élus.

La question des structures de santé sur notre territoire

Thierry Bousquel, et Christophe Chive hôpital de Lodève, membre du comité Urgences du Lodévois-Larzac (centre de permanence de soins) expliquent que le nouveau schéma d’autorisation d’urgences a retiré un service à Lodève et un autre à Montpellier ; nous avons une autoroute accidentogène, une population vieillissante et à peu de ressources médicales. Il y a une demande pour un service d’urgences à Lodève, par l’intermédiaire de pétitions de différents maires du plateau lodévois et du Collectif Urgences Hospitalières du Lodévois-Larzac;

Nordine Abdelhafid, cadre socio éducatif connaît aussi bien le problème.

Les énergies renouvelables, l’eau et l’air, les risques

L’eau apparaît au cœur des préoccupations de personnes présentes dont certaines portent une réelle expertise. Un observatoire de la qualité de l’eau et de l’air seraient bienvenus (Laurent Dupont, élu à Paulhan, Alix Audurier, Philippe Martin qui notamment anime la commission GAP eau). Plusieurs personnes sont d’avis que le CoDev pourrait porter un tel projet.

Renée Gerbal, Jean Claude Coutarel, l’association Pied à terre représentée par Pacal Loubie (accompagnement aux projets de rénovation énergétique) estiment que l’eau et l’énergie sont des enjeux majeur pour le Pays.

Le paysage, le tourisme, l’éolien industriel, la qualité du cadre de vie

Alix, présidente de l’association ARTOPOS a posé la question de la qualité des paysages et du patrimoine des centres anciens. JC Richard fait partie des experts du patrimoine de notre Pays.

Le problème de l’exploitation industrielle de l’énergie éolienne est mis en relief par  Gérard Morin, Maguy Elie et Majolaine Villey Migraine membre d’un collectif de veille sur le paysage qui exposent les risques écologiques liés à l’implantation de machines qui transforment nos paysages naturels en zones industrielles.

L’association Vivre à Aniane représentée ici par Jean-Paul Laffont et Pascal Loubie

 

La permaculture, les jardins, l’alimentation, les abeilles, les projets collectifs d’installation agricole

Jean Michel Vial et Mehdi Mironneau ont présenté l’association « A la source de Pécot » qui a repris les serres Bellet pour pratiquer la permaculture, l’apiculture, l’aide à l’installation au maraîchage et aux fruitiers. Cette compétence n’est pas sans relation avec le projet intégré de Campeyroux, lieu où se passe notre réunion.

Emilie Rousselle, présidente de l’association Humus Sapiens Pays d’Oc a représenté de Codev lors des ateliers ScoT, son association promeut également les initiatives en permaculture, autonomie du territoire.

JC Coutarel représente aussi l’association des apiculteurs piscénois.

Regards sur le territoire.

Alix Audurier-Cros

Participante depuis de nombreuses années au CoDev, j’ai été invitée à l’atelier du ScoT : Aménagement économique et commercial. En tant que géographe et historienne, je travaille sur différents niveaux : le Pays Cœur d’Héraut avec son identité mais aussi les pôles de Millau, Béziers-Narbonne et Montpellier.

Quels regards sur le territoire ? Le Pays subit une forte pression de la métropole de Montpellier, qui tend à s’étendre. développement de grandes infrastructures qui dessinent le grand triangle, encore incomplet, A75 A 750 et A9. Cela représentera un grand appel d’air pour le Pays Cœur d’Hérault, c’est un enjeu territorial, très fort.

La démographie : +30.000 habitants en plus sur 30 ans, avec 3 pôles : Clermont, Clermont-St-André/Aniane, Lodève. A l’heure actuelle, on manque de chiffres et d’une carte des flux pendulaires, sur l’autoroute notamment, avec un circuit quotidien pour se rendre au travail. Avec le développement des entreprises, un grand trafic vient se superposer avec ces flux migratoires pendulaires domicile/travail.

On note l’installation de jeunes retraités et de couples, avec des revenus moyens ou faibles. Les rythmes sectoriels sont à analyser, avec leur consommation, la demande de logement, la vie sociale.

On note aussi  de nombreuses résidences secondaires, ce qui est très étonnant, des centres anciens « négligés » (absence de rénovation). La demande foncière pousse à construire des logements neufs et au développement urbain et villageois.
La grande vacance de logements pose des questions, cependant 28% sont des logements loués non déclarés.  Donc c’est une vacance des chiffres

Réflexion du géographe : où se placent les pressions et tensions pour les logements ?

 L’espace agricole et le non-bâti : l’espace agricole en friche, est un espace flou : quel est son statut ? Les derniers chiffres donnés sont de 2009. Or nous sommes en 2017. Comment les actualiser ? La consommation artificielle est de 1.600 ha en 2009, calculée sur 13 ans.  70% des terres agricoles sont consommées sur 4 communes : Aspiran, Canet, Clermont et Paulhan. Il y a 14.000 ha de vignobles et 24.000 ha d’élevages (collines et rebords de plateaux). La désertification agricole est due au recul de l’élevage. Ce n’est pas forcément un déclin, sauf pour la vigne familiale de tradition, car on trouve des vignobles de qualité en Cœur d’Hérault.

Les terres peuvent muter vers la culture maraîchère. Des atouts très forts en maraîchage sont les systèmes d’irrigation, à maintenir par l’ASA, permettant une biodiversité et le développement de l’oenotourisme (accueil au domaine viticole). Il y a aussi des faiblesses car pas assez de structures d’accueil : quelques gîtes, mais un déficit de structures hôtelières.

Paysage en mutation : la question des paysages culturels. Il convient de réfléchir aux équilibres des grands sites Salagou et St-Guilhem, mais aussi des centres villes à l’architecture extrêmement intéressante (Lodève, Clermont…) qu’il faudra inscrire dans des objectifs du SCoT, afin d’en garder la maîtrise et de  permettre une vision de qualité du Cœur d’Hérault.

La lutte contre la fermeture des espaces naturels : l’agropastoralisme permet de garder des marges (espaces périphériques) et de conserver des paysages ouverts. Le jeu de complémentarité entre l’agriculture et les paysages n’est pas négligeable.

La lutte contre les incendies, avec une gestion intelligente, permet aussi cette complémentarité.

Si nous n’insistons pas sur la définition des objectifs, on risque un basculement de notre patrimoine historique et naturel, et d’arriver sur un laisser-faire, une dérive de la « tâche d’huile », phénomène que l’on ne pourrait pas maîtriser.

Le Cœur d’Hérault est un territoire en creux, depuis le haut d’Aniane jusqu’au Rocher des Vierges : le fond du bassin doit pouvoir conserver ses espaces naturels.

La charte paysagère de l’A75 n’a pas toujours  été respectée et les aménagements au bord  de l’autoroute au sud de Clermont, n’auraient jamais dû exister (La Salamane).

 La gestion de l’eau et des risques : le problème de l’alimentation en eau potable. La question de l’eau est à affronter dans ce diagnostic. On ne doit pas penser que l’on peut aménager à l’infini (constructions). L’autre problème est le risque d’inondation, le non-respect de construction, avec 20. 000 habitants dans des zones inondables. C’est un véritable problème de repositionnement.

Les risques d’incendie augmentent si on accroît la population et les écarts dans des zones reculées.

 

Débat avec l’assemblée

Question : concernant la charte paysagère non respectée de l’A75, qu’en est-il ici ?

Réponse : il y a eu des recours au tribunal sur l’A75 vers Clermont-Ferrand. Pas dans notre Cœur d’Hérault, ni sur Millau ou Béziers.

Précision de Philippe Martin : depuis que je suis sur le territoire, c‘est la première fois que j’entends un  exposé géographique de notre territoire d’une telle qualité  et qu’on mentionne le non-respect de la charte paysagère de l’A75. Bravo pour cet exposé !

 

Question : vous avez dit qu’il y avait une absence de chiffres. La France manque-t-elle de chiffres ?

Réponse : il y a beaucoup de chiffres, mais il faut trouver les bons.

Précision de Laurent Dupont : Toutes les communes ont des données chiffrées, mais faudrait une véritable coordination des 77 communes pour collecter tous ces chiffres et les analyser.

Icône

Atelier du SCOT 46.00 KB 4 downloads

Note Alix Audurier CROS. Géographe professeur...

Les avancées du Pays

Voici quelques informations sur les projets et actions actuellement portées par le Pays et l’implication du CoDev aujourd’hui sur ces actions ainsi que les perspectives d’avenir. Je profite également de cette intervention pour remettre en contexte ces projets et actions (structure du Pays, fonctionnement, etc.), ce qui est très bien connu pour certains (désolée pour ces redits), moins bien pour d’autres.

Le Pays est un territoire de Projet, c’est-à-dire qu’il regroupe un ensemble cohérent géographiquement (bassin de vie) de communes pour mettre en place un projet de développement. Pour le Pays Cœur d’Hérault, ce projet a été redéfini dans la charte « le pays ‘rêvé’…en 2025 ! pour la période 2014-2025 et il est décliné en 6 défis territoriaux  (une terre d’accueil et de rencontres, les jeunes comme priorité, le lien intergénérationnel à développer, l’économie et l’emploi, l’agriculture, l’exigence environnementale  et l’urbanisme, le logement et la mobilité) que l’on peut retrouver sur le site du Pays.

Le Pays a peu de « compétences » (cad en charge de la mise en œuvre de politiques d’intérêt public) au regard des autres structures territoriales telles que les Agglomérations, Communautés de communes, communes, qui ont la responsabilité de l’enseignement primaire, mobilité, sécurité,… Toutefois l’élaboration puis la mise en œuvre du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) est une compétence du Pays du pays Cœur d’Hérault. Ce document d’urbanisme (loi Solidarité Urbaine de 2010) vient en quelque sorte « chapeauter (il s’impose à) les documents d’urbanisme locaux (les PLU ou Plans Locaux d’Urbanisme des communes) et intervient dans les domaines de l’urbanisme, l’habitat notamment social, la mobilité, les aménagements commerciaux, l’environnement et les paysages.

Les principaux documents du SCOT sont le rapport de présentation avec diagnostic et évaluation environnementale, le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) qui présente le projet politique et le Document d’Orientations et d’Objectifs (DOO) qui détermine ensuite les conditions de leur mise en œuvre.

C’est donc un outil de planification de l’action locale et de l’aménagement du territoire très important et qui est porté par le Pays depuis 2015. Plusieurs études de diagnostic ont été menées (paysage, bâti agricole,…) et sur cette base ainsi que toutes les données fournies par les services de l’Etat, un Etat initial a été présenté au cours de séances de travail ou ateliers thématiques qui se sont tenus les 28 et 29 mars 2017 et auxquels le CoDev a participé (présence de 6 membres du CoDev sur les 4 ateliers) ;  Emilie Rouselle et Sophie Giraud pour l’atelier paysage, l’agriculture et la biodiversité (atelier 3), Tatiana Carmier et Gérard Valéro pour les polarités urbaines, équipements et mobilité (atelier 4), Murray Nelson et Sophie Giraud pour les ressources eau, énergies renouvelables, le foncier, les risques (atelier 2), Alix Audurier Cros pour l’aménagement économique et commercial (atelier 1).

Avec les lois de Grenelles, les SCOT se sont « verdit » et de nouvelles prescriptions sont apparues : objectifs chiffrés en consommation de l’espace, urbanisation des terres agricoles, émissions de gaz à effet de serre, etc. Par ailleurs le Pays s’est engagé dans une démarche de SCoT facteur 4 (candidature retenue par l’ADEME et qui offre des moyens supplémentaires, notamment financiers) qui doit conduire, suite aux mesures prises dans le SCoT, à des réductions importantes des émissions de gaz à effet de serre et des économies d’énergie.

Le SCoT est un processus complexe et difficile à appréhender mais qui touche à de très nombreux domaines de la vie publique (habitat, milieux naturels et agricoles, déplacements, …) qui vont largement déterminer notre environnement dans le futur. Aussi le CoDev souhaite mobiliser des membres du CoDev autour de ce projet afin de mieux nous l’approprier collectivement  et d’être un relais d’information auprès de la population du Pays mais aussi d’apporter nos remarques et suggestions lors de l’élaboration de ce document. Partant de ce souhait, nous avons imaginé organiser des rencontres SCoT pouvant revêtir différents aspects (soirée débat, rando-SCoT, ateliers, …en journée ou en soirée). Si vous souhaitez vous impliquer dans l’organisation de ces rencontres-débat sur le SCoT voir le paragraphe « rendez-vous » !

La question de la ressource en eau est cruciale pour notre territoire et aura des répercussions sur le SCoT ; par ailleurs des Plans de Gestion de la Ressource en Eau (PGRE) sont en train de se mettre en place dans le cadre du Schéma d’Aménagement de la ressource en Eau et le CoDev souhaite également fournir des informations sur ce sujet aux habitants du Cœur Hérault.

Le Pays est doté d’un GAL « Convivencia II, innover et entreprendre en cœur d’Hérault » (Groupe d’Action Locale) qui repose sur 3 axes (innovation, transition, valorisation) et qui gère les appels à projets pouvant bénéficier d’aides apportées dans le cadre du programme européen Leader 2014-2020 (programme soutenant le développement des territoires ruraux).; le GAL comporte un Comité de programmation de 28 membres qui comporte deux collèges ; l’un public qui regroupe les élus et un autre privé (représentants d’associations, de fondations, …dont le CoDev, bien représenté).

La structure juridique du Pays est de type Syndicat mixte appelé Sydel qui se compose d’élus des communes composant le Pays ; il comporte un bureau et diverses commissions qui se réunissent plus ou moins régulièrement. Un des acquis récent du CoDev est notre participation à ces commissions, ce qui nous permet d’être mieux informés mais aussi d’être en capacité de faire des propositions (pas de droit de vote). La commission Aménagement durable du territoire-Agenda 21 présidée par Nicole Morère s’est réuni de nombreuses fois ces derniers mois, notamment pour l’élaboration du Plan Climat Air Energie (PCEAT) et de l’étude mobilité.  Le PCEAT se compose de 6 axes et 31 actions à mettre en œuvre, et portant sur des économies d’énergie, la mobilité durable, le développement de pistes cyclables et d’aires de covoiturage, le développement de la filière bois énergie (charte forestière territoriale),…

Pour que toutes ces mesures soient mises en œuvre, il faudrait qu’elles soient relayées /portées par les communes. La commission Aménagement durable du territoire-Agenda 21 a donc décidé d’avoir un interlocuteur privilégié pour le PCEAT dans chaque commune. Mais selon nous, il y a cependant un manque de moyens et de volonté pour la mise en œuvre de ces actions sur le territoire qui vont dans le sens du développement durable. Si des citoyens portaient des projets et en référaient aux élus dont ceux du Sydel, le CoDev pourrait les appuyer. C’est un grand territoire, dont il faut s’approprier les projets et les leviers.

Le CoDev s’interroge sur la transmission de toutes ces informations aux citoyens ;  il existe cette newsletter, l’« écho du CoDev » et un nouveau site internet devrait palier pour partie à ce problème d’information.. La place des citoyens n’est pas tellement donnée, à cause de l’empilement de structures territoriales, les répartitions de compétences entre elles qui changent sans cesse et le sentiment d’éloignement entre citoyens et élus-décideurs politiques qui en résulte.

Question d’Alix Audurier-Cros: qu’est-ce qui peut contraindre des élus à écouter la parole de la société civile ?

Question de Philippe Martin : c’est un point crucial, de voir la citoyenneté être écoutée Comment le CoDev se fera entendre maintenant ?

Réponse d’Alix : faire une circulaire auprès des élus et la porter au Pays.

Question de Gérard Valéro : comment participe-t-on, comment faire reconnaître le pouvoir d’agir du citoyen qui doit se faire entendre ?

Réunion du Conseil de Développement Pays Cœur d’Hérault, CoDev

La question de la participation et l’évolution du Conseil de Développement. Gérard Valéro 

La nouvelle législation a abaissé le seuil  d’obligation de créer un conseil de développement pour les Communautés de Communes (C.C.) de 50.0000 à 20.000 habitants : la CC. Vallée d’Hérault et celle du Clermontais sont donc concernées. Par ailleurs, la C.C. Vallée de l’Hérault, dans son nouveau projet de territoire « la vallée 3D » pour Durable, Démocratique et Digitale, a prévu d’animer un Conseil de Développement. Des membres du bureau ont rencontré le directeur de la prospective territoriale de la CCVH, Monsieur Mignon,  pour s’informer de son futur mode de fonctionnement et envisager l’avenir.
Que veut le citoyen pour son territoire ? Il doit pour cela avoir accès à  l’information et des moyens d’expression. Comme nous avons pu le voir lors de la soirée au cinéma Resnais cette semaine, co organisée avec le Pacte Civique, le film « qu’est-ce qu’on attend ? » montre l’exemple d’une commune du Haut-Rhin qui a mis en place en ensemble de dispositifs pour écouter les initiatives citoyennes mais aussi co-construire les projets.

La participation n’est-elle qu’un moyen « pour verdir les projets » ?  Ou peut-on imaginer un autre modèle de société, avec un autre modèle de gouvernance ? Nous pensons que le Conseil de Développement participe d’un projet politique reconnaissant la nécessité d’expression dans l’espace public. Le changement de paradigme est possible dans certaines communes, comme à Ungersheim ou celle de Jo Spiegel. La fraternité, la citoyenneté, le respect des valeurs citoyennes et la laïcité sont les valeurs défendues par ces communes et que nous partageons.

Evolution du Conseil de Développement du Pays Cœur d’Hérault :
Notre CoDev ne dispose aujourd’hui d’aucun moyen matériel ou humain, que ce soit pour payer les déplacements, le papier, l’informatique, le secrétariat, des formations… C’est pourtant une structure publique qui nécessite des moyens pour assurer son bon fonctionnement. Au presque terme du mandat des membres du bureau ce manque est cruellement constaté. Notre  proposition est de créer une association « Conseil de Développement du Pays Cœur d’Hérault » qui pérennisera ce collectif de participation démocratique quelque soit l’évolution du Pays même en PETR (Pôle d’équilibre territorial rural) et permettra d’obtenir des subventions ou éventuellement de faire des recettes.

La loi Notre stipule que les conseils de développement sont libres de s’organiser….donc libre de se structurer en association, nombre de Conseil de Développement le sont déjà.
Cela donne une reconnaissance/existante juridique qui permet dès lors de s’inscrire dans des actions indépendamment du Sydel, de faire des demande d’aides financières, employer un service civique, simplifier les actions de communication (CNIL), etc.. Mais cela va aussi demander une régularité de fonctionnement, une tenue des comptes, une capitalisation des actions.

La prochaine plénière sera consacrée à cette fondation de l’association, s’appuyant sur les textes de refondation élaborés en 2015-2016, et à la validation des statuts et mode de gouvernance.
Nous sommes conscients du travail que cela demandera au nouveau Conseil d’Administration mais nous pensons qu’aujourd’hui cette étape est indispensable pour pouvoir développer les actions du CoDev.  Les personnes motivées par la fondation de cette association sont invitées à contacter Gérard Valéro

Mobile : 06.80.98.67.53
fd34.valero@gmail.com