Atelier de Réflexion collaborative : Vivre et faire le paysage.

Sophie, Annick, Jean-Pierre, Laurent, Philippe, Thérèse, Arnaud, Alexia, M. Maurel et M. Maurel (fils), Jean Paul.

Sophie donne des informations sur le ScoT et les prochains événements avec le CoDev

Dans le cadre du SCoT, il y a plusieurs thématiques : l’agriculture, l’urbanisme, la mobilité, les ressources naturelles (milieux naturels, paysages, eau).

Il y a aussi beaucoup d’informations à lire et comprendre, et à réussir à porter la parole citoyenne auprès des élus.

On souhaiterait avoir un groupe SCoT à animer, mais au vu des travaux divers, le CoDev a convenu avec le Pays d’animer des réunions débats, sorties terrain.

 

Le plus difficile sera de porter ces paroles aux élus.
Laurent propose des thématiques que les habitants attendent telle la gestion de l’eau. En effet, elle passe en compétence des  intercommunalités en 2018. Les élus devront s’expliquer au 1er janvier. Ici le CoDev a un rôle de pédagogie et un rôle de visibilité à jouer. Idem pour les PRGE, les Plans de Gestion Eau en décembre 2017.

Philippe Martin souligne « le plus difficile… » rôle délicat du Conseil de Développement qui n’est guère reconnu comme interlocuteur. Il rappelle aussi qu’il a déjà commencé des formations dans le cadre du GAP Eau.

Atelier : vision du paysage de « l’extérieur » et de « l’intérieur » : agriculture et tourisme. 13 personnes

Le SCoT pourrait avoir comme directive de dire à travers les communes de créer 2 ou 3 zones d’expérimentations. Par exemple l’éco hameau du Claux sur la commune d’Olmet et Villecun ou  le site de Cantercel, déjà mentionné au P.O.S. comme zone d’expérimentation… Il s’agirait d’étayer cette proposition par un récit des expérimentations déjà faites (maison à 12.000€, agriculteurs en bio gagnant sa vie…)

Arnaud souhaite présenter une gamme commerciale spécifique des agriculteurs, énergies, solutions écologiques, qui soient responsables, pour le consommateur. (un peu comme Locavorium à St-Jean-de-Védas). Ce pourrait être la création d’un label, reconnu, créant de la valeur pour le territoire, représentatif d’une démarche systémique. Cette gamme favoriserait toutes les initiatives responsables. L’argent récupéré permettrait de créer de nouveaux projets (exemple : Ardelaine, qui récupère la laine de moutons pour faire des matelas).

Comment faire marcher les 80.000 habitants du Cœur d’Hérault, les former à aux spécificités de territoires, et les travailler sur l’ensemble du territoire ?

 

Certes l’ambition et la tâche sont d’ampleur, mais il est important de ne pas travailler pour un résultat immédiat mais d’avoir conscience que le CoDev est là pour alimenter l’humus qui fera pousser les graines citoyennes…

Notre paysage est une poule aux œufs d’or. Philippe rappelle la proximité rare de grands sites, une géologie affleurante unique au monde, une variété et une histoire extraordinaires.

Il est notoire qu’il manque de structures d’accueil : laisse-t-on l’initiative individuelle au fil de ce qui est proposé, ou le Pays réfléchit sur les lieux d’accueil ?

Jean Paul : le problème est double pour le tourisme : s’il y a de l’eau, de l’ombre, du soleil, un cadre magnifique, il manque encore autre chose. Ce qui fonctionne est le culturel, pour les enfants et les adultes.

La grotte de Chauvet est comme « hors sol », et les visiteurs ne reste pas.

Soit on fait du F1 (Formule 1, hôtellerie peu chère) qui fonctionne, mais pour le privé dans le bas de gamme, il est difficile de rentabiliser hors saisons touristiques.

Philippe : il n’y a dans le cœur d’Hérault qu’une structure qui peut accueillir plusieurs cars : Le relais du Salagou, à Salleles, qui fonctionne très bien. La saisonnalité est réduite Le propriétaire exploitant connaît tout, accompagne les groupes, fait des séminaires, a un bon équipement de loisir avec piscine et spa.

Il est aussi possible de développer les événementiels culturels (comme Marcillac). Lodève était bien partie avec les Voix de la Méditerranée, mais elles sont parties à Sète…

Il serait important d’avoir une approche systémique du développement par exemple en valorisant tous les déchets : l’huile de friture, le bouchon de liège, le marc de café, la laine, la transformation locale des produits locaux . Ceci peut générer  de petits endroits pour pouvoir transformer. Par exemple Ardelaine est une usine multifonctionnelle, de la production de laine à tisser, en passant par une fabrique de matelas, vêtements, maintenant un restaurant dont la cuisine est à disposition des agriculteurs pour faire des produits élaborés à valeur ajoutée : une idée à développer en Cœur d’Hérault.

La route des fromages, en Auvergne, fonctionne bien et rend identifiable le périmètre du parc, a créé une synergie entre les agriculteurs, c’est un marqueur territorial.

L’entrée gastronomique est plus forte que l’entrée paysagère : « un fromage = un volcan ».

Faire une route des vins bio, avec des caves ouvertes.

L’oenotourisme culturel est possible ici (Cabrières et ses caves de schiste pour la musicographie).

Alix nous a dit qu’un parc régional Grands Causses / Gorges d’Hérault serait opportun à créer.

Les CDT, Comités Départementaux du Tourisme, permettent la communication de ce qui existe dans tel lieu, et les Offices de Tourisme sont un bon relais s’ils sont bien formés.

A La Boissière, les élus vont enfin travailler avec St-Paul et Aniane sur la rénovation d’une ancienne voie de chemin de fer en voie verte, une dizaine de ponts, un ancien lac de bauxite. Arrivera-t-on à relier les 20 km d’Aumelas (site Natura 2000), en passant vers La Boissière, vers le Grand Site des Gorges d’Hérault ?

Au niveau des thématiques culturelles, le voyage est opportun (ancienne voie romaine, ancienne draille, GR). Le foncier appartient aux communes. Le panier moyen est de 80€/jour : les touristes achètent des produits locaux, consomment sur place.

Compte-rendu de la journée « le paysage habité, patrimoine vivant » sur le site de Cantercel, Samedi 24 juin 2017.

19 personnes, une trentaine en tout au fil de la journée.
Accueil de 10h – 10h45
Exposition des ouvrages réalisés par Philippe Martin.
Exposition Terre d’Utopie, créée en 2013 avec le CPIE des Causses Méridionaux et l’aide du programme LEADER

Conférence Paysages et Patrimoine du Cœur d’Hérault, par Alix Audurier-Cros, géographe et professeur émérite en Architecture

Introduction : l’approche du paysage

Paysage, termes rappelés : pays, paysan… qui impliques de saisir des dynamiques à travers les agricultures, et réunir tous les acteurs du territoire.

Le paysage évoque les milieux ouverts et le cadre de vie.

Sur le plan des évolutions historiques et géographiques : la notion de paysage s’appuie sur une approche écologique serrée des milieux environnementaux, donc sur des sciences de l’ordre de la recherche, du nombre, mais aussi sur la perception sensible. Il faut croiser l’approche des milieux (écologiques), celle des cadres de vie (montagnes, plaines, axes de circulation à travers la vallée), et la dimension environnementale par la recherche par les expériences d’atlas qui donnaient une consistance des typologies.

Une seconde approche, essentielle est  portée par le regard et l’observation de l’espace et de la nature, et donc aussi sur la culture, c’est-à-dire la lecture culturelle qui implique le vécu.

On ne regarde pas de la même manière les paysages présentés dans les documentaires, car l’aspect du sensible n’apparaît pas et on lit suivant notre propre histoire. Par exemple des étrangers trouvent fabuleux le Lac du Salagou, c’est un regard porté sur la beauté, l’esthétique. Elle est donc importante, car la beauté est partagée.

Cette lecture est nourrie par l’imaginaire, qui est extrêmement imbriquée avec le réel. A partir de là, on interprétera le paysage. L’image du touriste ? L’image de l’auto entrepreneur qui souhaite créer son entreprise et qui fait abstraction de sa propre action dans le paysage ? L’image de l’agriculteur ?

Il y a un rapport avec l’intime de chacun : « le paysage est un état d e l’âme »

Ces approches doivent être analysées par les élus et les associations.

 

Le paysage génère des phénomènes d’attachement : on a envie d’y vivre, de créer une famille. Et il y a aussi lutte individuelle avec l’autre (le visuel) : ça transparait à travers des actions de sauvegarde, et on glisse donc vers la qualité, l’attractivité du paysage. « Pas chez moi… chez les autres… » A quel moment glisse-t-on du paysage au patrimoine ?

L’attractivité et la qualité d’un paysage sont ferment d’une action de sauvegarde.

Le paysage n’est pas figé, où est donc sa permanence ? Qu’est ce qui en est transcendé par le temps ? on aborde alors la notion d’unité paysagère.

Le groupe « Regard » du ministère de l’environnement s’est penché sur cette notion du « vaste »  et sur la question de la loi qui doit se réadapter aux mentalités et modérer la pression pour permettre une certaine continuité :  le rayon de 500 mètres, les zones de protection… La loi sera obligée de reprendre des comportements forts du paysage pour ne pas devenir obsolète.

La notion de partage : l’intérêt public impose qu’il n’y ait pas de confiscation mais un partage avec le plus grand nombre.

La notion économique : pour 1€ investi, ce sont 15€ de retour. Donc des plans de valorisation sont nécessaires.

Au vu de la diversité des paysages diversifiés du Cœur d’Hérault, nous avons un patrimoine paysager exceptionnel. Mais nous devons développer des politiques publiques avec les autres territoires, comme le Pic Saint-Loup, qui deviendra avec le Cœur, le Piémont, et avec la métropole montpelliéraine.

A travers la recherche d’équilibres recherchés par le SCOT, nous devons trouver l’équilibre avec les autres territoires. Il y a 20 ans, il était question de métropole, en abandonnant les autres territoires. Aujourd’hui, il est revendiqué des villes-bourgs, avec une qualité de vie.

 

Patrimoine: le patrimoine du père, en droit romain. Il est un bien matériel et un bien transmis de père en fils, de valeur.

On donnera par la suite des valeurs de beauté à travers des œuvres d’art. Puis il y a le bien accumulé par les églises pour l’assistance aux pauvres (dérives aux XVIIème et XVIIIème siècles).

Il s’agit encore de fideicommis, biens inaliénables afin de ne pas disperser les collections.

La révolution parle des patrimoines nationaux, anciens biens des rois, du clergé et de la noblesse qui ont été nationalisés.

Au XIXème siècle ce sont non seulement des églises et châteaux mais aussi des musées à la mémoire du travail, de biens domestiques ou encore des parcs et jardins. On assiste à la naissance de petits musées régionaux, autour de la révolution industrielle par exemple.

Au 20ème siècle, il y a encore un élargissement qui prend en compte le leg aux générations futures afin que les champs restent ouverts, car ces générations pourront peut-être comprendre ce qui a été préservé (comme le cas des menhirs auparavant).

Nous avons alors différentes typologies d’approche du patrimoine : monumentum : « souviens-toi)  Un monument peut être une trace, il donne à voir , un message comme le mur des fédérés, il doit rester lisible, ou être une forme, une présence.

La Grande Arche de Paris a plusieurs fonctions : il est la valeur de paix. Il est également relié à l’avenue des Champs-Elysées.

 

Différentes interventions de la salle : 

  • il y a des luttes sur les cultures locales, et le paysage porte des signes de ces luttes. Ex : la Catalogne, l’Occitanie…
  • on dit que la France va devenir un vrai musée, avec des aides financières données au patrimoine, au détriment de la culture et des services publics à réponse : heureusement qu’il reste un peu d’argent pour restaurer, mais il y a moins d’aides, et le mécénat est encouragé (attention aux dérives).
  • La nouvelle médiathèque de Lodève semble un projet faramineux et disproportionné, ayant besoin d’entretien, par rapport à des besoins autres autour (associations, citoyens…)
  • Par rapport au patrimoine paysager, quels sont les moyens de le valoriser compte tenu des différentes échelles qu’il concerne ? à il faut penser aux échelles imbriquées et à des modes de gestion différentes pour préserver ce patrimoine. Cela pose la question de la fragmentation du territoire : à l’extérieur sont prises des décisions de règlement routier (radial, rocade) sans prendre en compte ce qui est écrit par le Pays. Exemple : l’A75 est une desserte gratuite jusque Clermont Ferrand, qui ne respecte les paysages héraultais malgré la Charte paysagère qui avait été établie.
  • Création des passages = création de bruits, la pollution lumineuse, les énergies vitales perdues…
  • La forêt cévenole n’est pas gérée : il y a un mitage des paysages de chênes verts par la création de vignes à les pulsations paysagères et l’élevage ;
  • Les affleurements rocheux (le Larzac grâce à l’agropastoralisme) sont un patrimoine magnifique pour l’Hérault et les plus beaux d’Europe. Les verriers et charbonniers ont rendu ces paysages patrimoniaux.

 

 

Le paysage habité, par Jean-Pierre Campredon, architecte, urbaniste, fondateur de Cantercel. Lecture topoesthésique du Cœur d’Hérault

  • Le concept de contenance d’un site
  • Les contenances dans le Cœur d’Hérault
  • Paramètres de contenances
  • Simulations et exemples d’emprise
  • Attractivités patrimoniales du Cœur d’Hérault

 

le concept de contenance d’un site : des diapositives montrent un étalement, une marée d’implantations urbaines (San Francisco, Montpellier). Ce phénomène a un impact, car il écrase les caractéristiques du paysage. Il arrive alors que l’habitant perde la perception de l’environnement qui contient la ville, et avec elle, la perte de repères, d’orientation, de situation de lui-même, ce qui génère un désintérêt pour son cadre de vie.

Différentes vues aériennes d’urbanisations montrent des degrés différents de « remplissage » de la contenance de sites : éléments juste « posés » qui deviennent partie intégrante d’un lieu (château – Navacelles, village en Dordogne), grands site qui arrivent à « borner » une urbanisation, voire à l’organiser grâce à leur ramification naturelle (Grenoble, Rio de Janeiro, Abidjan), ou remplissage total et débordement de vastes plaines ou accotements (Marseille, Kyoto…)

 

 

Pour le Cœur d’Hérault, nous avons illustré 3 typologies de contenances :

Contenance en cuvette : Lodève
Contenance en croisement : Saint Pierre de la Fage. Si le bourg grossit, comme St-André-de-Sangonis, le croisement disparaît (annulation d’un cours d’eau… ou de l’identité majeure de l’implantation d’origine)
Contenance en seuil à Pégayrolles de l’Escalette
Le grand site du Cœur d’Hérault comporte un phénomène d’appel depuis la Méditerranée vers les adossements des Grands Causses et au-delà.

 

Quels paramètres peut on retenir pour définir la contenance d’un site ? et à quelle échelle ?

Les grands seuils de contenance et les lignes de crête : permettent de bâtir des territoires structurels d’entité paysagère. (9 et 10) et de contenances différentes (11)

09
10
11

 

 

12

Les ramifications des emprises : à partir des implantations urbaines se ramifient des occupations de territoires liées à la qualité des sols, les ressources naturelles, la possibilité d’irrigation : agricultures, vignes, les points d’eau avec notamment le fleuve Hérault. (12)

 

13

Les emprises existantes : la diapo 13 met en évidence les villes et bourgs : emprises de ce qui est construit à l’heure actuelle.

14

L’évolution spontanée : la diapo 14 est une simulation sur les 20 ans à venir qui montrent une évolution « mécanique » des emprises urbaines.

Les diapositives suivantes sont des montages qui simulent l’évolution du paysage sans contrôle de l’urbanisation.

 

15
16

15 et 16 L’évolution spontanée de Lodève : le Grézac se peuple… L’urbanisation colonise le site.

17
18
19

17, 18, 19 L’évolution spontanée d’Arboras : les collines alentours disparaissent peu à peu avec un développement non contrôlé du village.

20

Proposition d’un polycentrisme issu du paysage : (20) nos paysages ont des capacités. Puisque les villages se sont créés, il y a d’autres lieux de qualité pour construire. Par exemple : Cantobre a su garder la ligne de roches pour s’agrandir en s’intégrant dans le paysage.

L’habitabilité par polycentrisme : le lieu habité peut s’inscrire dans le paysage s’il respecte la nature et la capacité du paysage à l’absorber. Un exemple dans le cœur d’Hérault : l’écohameau du Claux sur la commune d’Olmet a pu intégrer de nouveaux habitats en dédiant un site à ce hameau, par obligation bien en dehors du village, qui n’a pas la possibilité de s’étendre étant donné la sa configuration géologique. La commune a pu trouver un site propice à cette nouvelle implantation, parfaitement

21

intégrée. (21)

22

Ia diapo 22 montre une implantation en seuil : le cas d’une ville de l’Est qui pris pour « colonne vertébrale » de ses habitations un cours d’eau. Les implantations se sont positionnées en lisière de la rivière, les arbres qui ont pousé en bordure, et laissent ainsi un vaste espace dédié à l’agriculture, juste urbanisé par quelques bâtis agricoles.

A l’heure actuelle, nous n’utilisons pas suffisamment les structures du paysage avec ce qu’elles peuvent apporter comme valeurs de confort pour habiter : des vues, du bioclimatisme, des espaces avec une identité propre.

Un SCoT devrait être un incitateur à définir des lieux comme ayant ou non des capacités à être habités : il faut créer des zones d’expérimentation qui prennent les critères du lieu de meilleures habitabilité, incitent à la création et montre ce qui peut se faire.

 

Imaginez une éponge : sèche d’abord, puis gorgée d’eau. L’eau s’infiltre dans toutes les alvéoles de l’éponge, les fibres de l’éponge se gonflent, une atmosphère humide s’en dégage… L’éponge peut  absorber ainsi peut être ¼ de litre de liquide…

Pressez l’éponge que un plateau, il n’est pas certain que le quart de litre remplisse ou ne déborde du plateau, mais le plateau est inutilisable, l’eau se répand aléatoirement ou en tous cas coule mécaniquement s’il y a une pente, et déborde.

Nos sites sont plus souvent des éponges que des plateaux.

Voici cependant une illustration avec un plateau : celui-ci est rempli de verres, si on dispose les verres en fonction de la forme du plateau, il est possible d’optimiser l’espace du plateau, retrouver de l’espace disponible et en même temps donner une structure dans l’organisation du rangement des verres.

La dernière diapositive souligne les attractivités patrimoniales du Cœur d’Hérault, afin d’engager le débat cet après midi sur le thème paysage et tourisme, les regards d’habitants résidants et habitants de passage. Si la beauté est un attrait pour les touristes, pourquoi ne serait-elle pas le quotidien des habitants ?

Grâce aux 3 étudiantes du lycée Charles Péguy d’Orléans, les reportages, photos, études, ont été effectués.

 

Différentes interventions de la salle :

  • Sur quoi basez-vous vos projections démographiques ? Quels moyens de locomotion pour des gens préférant s’installer dans les petits villages autour de Lodève plutôt qu’à Lodève même. à réponse (de la salle) : mais pourquoi se déplacer ? Chaque village était autarcique : l’eau, l’alimentation et le reste vient. Dès que l’on concentre les gens, on crée les maladies, on détruit.

Il y a d’autres politiques pour réguler le flot de population venant s’installer.

à Je m’appuie sur les données collectées depuis les années 70, et l’étalement urbain est bien là.  Il y a des possibilités d’habiter en collectif de qualité, au lieu de faire du collectif non qualitatif.

 

 

Après-midi

 

Sortie Prendre de la hauteur de vue, avec la conduite d’un drone, par Yann Boulègue : film depuis le drone puis projection sur écran.

 

 

Atelier de Réflexion collaborative : Vivre et faire le paysage.

Atelier de Réflexion collaborative : Vivre et faire le paysage

Sophie, Annick, Jean-Pierre, Laurent, Philippe, Thérèse, Arnaud, Alexia, M. Maurel et M. Maurel (fils), Jean Paul.

Sophie donne des informations sur le ScoT et les prochains événements avec le CoDev

Dans le cadre du SCoT, il y a plusieurs thématiques : l’agriculture, l’urbanisme, la mobilité, les ressources naturelles (milieux naturels, paysages, eau).

Il y a aussi beaucoup d’informations à lire et comprendre, et à réussir à porter la parole citoyenne auprès des élus.

On souhaiterait avoir un groupe SCoT à animer, mais au vu des travaux divers, le CoDev a convenu avec le Pays d’animer des réunions débats, sorties terrain.

 

Le plus difficile sera de porter ces paroles aux élus.

Laurent propose des thématiques que les habitants attendent telle la gestion de l’eau. En effet, elle passe en compétence des  intercommunalités en 2018. Les élus devront s’expliquer au 1er janvier. Ici le CoDev a un rôle de pédagogie et un rôle de visibilité à jouer. Idem pour les PRGE, les Plans de Gestion Eau en décembre 2017.

Philippe Martin souligne « le plus difficile… » rôle délicat du Conseil de Développement qui n’est guère reconnu comme interlocuteur. Il rappelle aussi qu’il a déjà commencé des formations dans le cadre du GAP Eau.

 

Atelier : vision du paysage de « l’extérieur » et de « l’intérieur » : agriculture et tourisme.

13 personnes

Le SCoT pourrait avoir comme directive de dire à travers les communes de créer 2 ou 3 zones d’expérimentations. Par exemple l’éco hameau du Claux sur la commune d’Olmet et Villecun ou  le site de Cantercel, déjà mentionné au P.O.S. comme zone d’expérimentation… Il s’agirait d’étayer cette proposition par un récit des expérimentations déjà faites (maison à 12.000€, agriculteurs en bio gagnant sa vie…)

 

Arnaud souhaite présenter une gamme commerciale spécifique des agriculteurs, énergies, solutions écologiques, qui soient responsables, pour le consommateur. (un peu comme Locavorium à St-Jean-de-Védas). Ce pourrait être la création d’un label, reconnu, créant de la valeur pour le territoire, représentatif d’une démarche systémique. Cette gamme favoriserait toutes les initiatives responsables. L’argent récupéré permettrait de créer de nouveaux projets (exemple : Ardelaine, qui récupère la laine de moutons pour faire des matelas).

 

Comment faire marcher les 80.000 habitants du Cœur d’Hérault, les former à aux spécificités de territoires, et les travailler sur l’ensemble du territoire ?

 

Certes l’ambition et la tâche sont d’ampleur, mais il est important de ne pas travailler pour un résultat immédiat mais d’avoir conscience que le CoDev est là pour alimenter l’humus qui fera pousser les graines citoyennes…

 

Notre paysage est une poule aux œufs d’or. Philippe rappelle la proximité rare de grands sites, une géologie affleurante unique au monde, une variété et une histoire extraordinaires.

 

Il est notoire qu’il manque de structures d’accueil : laisse-t-on l’initiative individuelle au fil de ce qui est proposé, ou le Pays réfléchit sur les lieux d’accueil ?

Jean Paul : le problème est double pour le tourisme : s’il y a de l’eau, de l’ombre, du soleil, un cadre magnifique, il manque encore autre chose. Ce qui fonctionne est le culturel, pour les enfants et les adultes.

La grotte de Chauvet est comme « hors sol », et les visiteurs ne reste pas.

Soit on fait du F1 (Formule 1, hôtellerie peu chère) qui fonctionne, mais pour le privé dans le bas de gamme, il est difficile de rentabiliser hors saisons touristiques.

Philippe : il n’y a dans le cœur d’Hérault qu’une structure qui peut accueillir plusieurs cars : Le relais du Salagou, à Salleles, qui fonctionne très bien. La saisonnalité est réduite Le propriétaire exploitant connaît tout, accompagne les groupes, fait des séminaires, a un bon équipement de loisir avec piscine et spa.

Il est aussi possible de développer les événementiels culturels (comme Marcillac). Lodève était bien partie avec les Voix de la Méditerranée, mais elles sont parties à Sète…

 

Il serait important d’avoir une approche systémique du développement par exemple en valorisant tous les déchets : l’huile de friture, le bouchon de liège, le marc de café, la laine, la transformation locale des produits locaux . Ceci peut générer  de petits endroits pour pouvoir transformer. Par exemple Ardelaine est une usine multifonctionnelle, de la production de laine à tisser, en passant par une fabrique de matelas, vêtements, maintenant un restaurant dont la cuisine est à disposition des agriculteurs pour faire des produits élaborés à valeur ajoutée : une idée à développer en Cœur d’Hérault.

La route des fromages, en Auvergne, fonctionne bien et rend identifiable le périmètre du parc, a créé une synergie entre les agriculteurs, c’est un marqueur territorial.

L’entrée gastronomique est plus forte que l’entrée paysagère : « un fromage = un volcan ».

Faire une route des vins bio, avec des caves ouvertes.

L’oenotourisme culturel est possible ici (Cabrières et ses caves de schiste pour la musicographie).

Alix nous a dit qu’un parc régional Grands Causses / Gorges d’Hérault serait opportun à créer.

Les CDT, Comités Départementaux du Tourisme, permettent la communication de ce qui existe dans tel lieu, et les Offices de Tourisme sont un bon relais s’ils sont bien formés.

A La Boissière, les élus vont enfin travailler avec St-Paul et Aniane sur la rénovation d’une ancienne voie de chemin de fer en voie verte, une dizaine de ponts, un ancien lac de bauxite. Arrivera-t-on à relier les 20 km d’Aumelas (site Natura 2000), en passant vers La Boissière, vers le Grand Site des Gorges d’Hérault ?

Au niveau des thématiques culturelles, le voyage est opportun (ancienne voie romaine, ancienne draille, GR). Le foncier appartient aux communes. Le panier moyen est de 80€/jour : les touristes achètent des produits locaux, consomment sur place.

 

Après cet atelier de partage, les hôtes de Cantercel ont proposé une visite des maisons du site

Rendez-vous SCOT et groupe de travail

Avant d’organiser les Rendez-vous SCoT (rencontres tous publics sous forme de soirée débat, rando-SCoT, ateliers, …en journée ou en soirée) nous avons pensé utile d’informer sur le SCoT, sur les tenants et aboutissants de cette procédure, sur les études en cours, diagnostics de territoire, etc. Vincent Salignac qui a en charge la procédure SCoT au Pays, propose une journée (ou demi-journée) de rencontre avec les personnes motivées (et s’engageant à participer au groupe jusqu’à la mise en œuvre des rencontres), qui constitueraient le groupe d’organisation des rencontres SCoT. Ce temps d’information et d’échange se déroulera en septembre, ce qui permettra également de fournir tous les éléments de diagnostic produits par les bureaux d’étude et qui ne sont pas encore disponibles.

Si vous souhaitez vous impliquer dans l’organisation de ces rencontres-débat sur le SCoT merci de contacter Sophie Giraud Bouche  par mail sophie.giraud34@orange.fr ou au 06 79 46 68 76.

Prochains Rendez-vous

24 juin à Cantercel : une journée dédiée au « paysage habité » 

 Sophie Giraud, La Boissière Environnement organise en octobre une fête de l’énergie avec Argelliers et fera la promotion de projets citoyens avec le Pays ;

La semaine du goût en octobre : présentée par Annie d’Alban, Colibris du Cœur d’Hérault, différentes manifestations sur la semaine du goût en octobre,

Tour de table

Les participants se sont exprimés lors du tour de table, les remarques sont mentionnées selon les mots clés qui sont ressortis

  • rôle du CoDev et son organisation
  • soins d’urgences à Lodève – santé de proximité
  • engagement citoyenéducation environnement
  • projets énergies renouvelables citoyens
  • patrimoine / tourisme / paysage. Eolien industriel ?
  • EAU AIR potable, risques ?
  • Ruches / jardins / permaculture / alimentation /
  • Projet Campeyroux

Le rôle du Codev, son organisation, la place de la participation des citoyens, l’engagement  pour l’intérêt général

La présence de plusieurs membres du Pacte Civique Cœur d’Hérault (Bernard Morin, François et Marguerite Dupont) témoigne de la dynamique de la participation citoyenne.

Plusieurs personnes sont ici engagées dans des actions d’éducation à l’environnement auprès des jeunes : Nicolas Ledermann, Sophie Giraud, Arnaud Guéry…

Alix Audurier suggère que le Codèv mette en réseau les associations du Cœur d’Hérault afin d’avoir plus de poids pour porter la parole citoyenne auprès des élus.

D’aucun pensent que le CoDev pourrait porter des initiatives constructives pour étayer les politiques et études publiques : créer et animer un questionnaire auprès des touristes, peser pour la création d’observatoires de l’eau et de l’air… Ce sont autant de projets qui ne peuvent se faire qu’avec un minimum de moyens d’animation…

Et de communication : il est cependant noté que le CoDev ou le Pays manquent de visibilité auprès des citoyens qui ne savent pas que ce peut être un accès à la Région.

On déplore également que le CoDev ne soit consulté souvent « qu’après coup » comme pour le contrat de ruralité, ou encore que le bureau ne reçoive jamais les avis ou invitations aux différents conseils municipaux ou communautaires, ou bien encore que les informations sur les programmes de subventions restent par trop confidentiels au sein des collectivités… alors qu’elles s’adressent aussi aux entreprises ou aux associations.

Bernard Fabreguettes, élu au Conseil Communautaire du Clermontais est aussi élu référent du Sydel au CoDev estime que temps est venu pour bien structurer et organiser par le CoDev sur la transition, et sur la transmission aux élus : on est sur l’appel à projets sur la croissance verte, c’est le bon moyen. Soyons pragmatique : la transition partira plutôt du bas, que des élus.

La question des structures de santé sur notre territoire

Thierry Bousquel, et Christophe Chive hôpital de Lodève, membre du comité Urgences du Lodévois-Larzac (centre de permanence de soins) expliquent que le nouveau schéma d’autorisation d’urgences a retiré un service à Lodève et un autre à Montpellier ; nous avons une autoroute accidentogène, une population vieillissante et à peu de ressources médicales. Il y a une demande pour un service d’urgences à Lodève, par l’intermédiaire de pétitions de différents maires du plateau lodévois et du Collectif Urgences Hospitalières du Lodévois-Larzac;

Nordine Abdelhafid, cadre socio éducatif connaît aussi bien le problème.

Les énergies renouvelables, l’eau et l’air, les risques

L’eau apparaît au cœur des préoccupations de personnes présentes dont certaines portent une réelle expertise. Un observatoire de la qualité de l’eau et de l’air seraient bienvenus (Laurent Dupont, élu à Paulhan, Alix Audurier, Philippe Martin qui notamment anime la commission GAP eau). Plusieurs personnes sont d’avis que le CoDev pourrait porter un tel projet.

Renée Gerbal, Jean Claude Coutarel, l’association Pied à terre représentée par Pacal Loubie (accompagnement aux projets de rénovation énergétique) estiment que l’eau et l’énergie sont des enjeux majeur pour le Pays.

Le paysage, le tourisme, l’éolien industriel, la qualité du cadre de vie

Alix, présidente de l’association ARTOPOS a posé la question de la qualité des paysages et du patrimoine des centres anciens. JC Richard fait partie des experts du patrimoine de notre Pays.

Le problème de l’exploitation industrielle de l’énergie éolienne est mis en relief par  Gérard Morin, Maguy Elie et Majolaine Villey Migraine membre d’un collectif de veille sur le paysage qui exposent les risques écologiques liés à l’implantation de machines qui transforment nos paysages naturels en zones industrielles.

L’association Vivre à Aniane représentée ici par Jean-Paul Laffont et Pascal Loubie

 

La permaculture, les jardins, l’alimentation, les abeilles, les projets collectifs d’installation agricole

Jean Michel Vial et Mehdi Mironneau ont présenté l’association « A la source de Pécot » qui a repris les serres Bellet pour pratiquer la permaculture, l’apiculture, l’aide à l’installation au maraîchage et aux fruitiers. Cette compétence n’est pas sans relation avec le projet intégré de Campeyroux, lieu où se passe notre réunion.

Emilie Rousselle, présidente de l’association Humus Sapiens Pays d’Oc a représenté de Codev lors des ateliers ScoT, son association promeut également les initiatives en permaculture, autonomie du territoire.

JC Coutarel représente aussi l’association des apiculteurs piscénois.

Regards sur le territoire.

Alix Audurier-Cros

Participante depuis de nombreuses années au CoDev, j’ai été invitée à l’atelier du ScoT : Aménagement économique et commercial. En tant que géographe et historienne, je travaille sur différents niveaux : le Pays Cœur d’Héraut avec son identité mais aussi les pôles de Millau, Béziers-Narbonne et Montpellier.

Quels regards sur le territoire ? Le Pays subit une forte pression de la métropole de Montpellier, qui tend à s’étendre. développement de grandes infrastructures qui dessinent le grand triangle, encore incomplet, A75 A 750 et A9. Cela représentera un grand appel d’air pour le Pays Cœur d’Hérault, c’est un enjeu territorial, très fort.

La démographie : +30.000 habitants en plus sur 30 ans, avec 3 pôles : Clermont, Clermont-St-André/Aniane, Lodève. A l’heure actuelle, on manque de chiffres et d’une carte des flux pendulaires, sur l’autoroute notamment, avec un circuit quotidien pour se rendre au travail. Avec le développement des entreprises, un grand trafic vient se superposer avec ces flux migratoires pendulaires domicile/travail.

On note l’installation de jeunes retraités et de couples, avec des revenus moyens ou faibles. Les rythmes sectoriels sont à analyser, avec leur consommation, la demande de logement, la vie sociale.

On note aussi  de nombreuses résidences secondaires, ce qui est très étonnant, des centres anciens « négligés » (absence de rénovation). La demande foncière pousse à construire des logements neufs et au développement urbain et villageois.
La grande vacance de logements pose des questions, cependant 28% sont des logements loués non déclarés.  Donc c’est une vacance des chiffres

Réflexion du géographe : où se placent les pressions et tensions pour les logements ?

 L’espace agricole et le non-bâti : l’espace agricole en friche, est un espace flou : quel est son statut ? Les derniers chiffres donnés sont de 2009. Or nous sommes en 2017. Comment les actualiser ? La consommation artificielle est de 1.600 ha en 2009, calculée sur 13 ans.  70% des terres agricoles sont consommées sur 4 communes : Aspiran, Canet, Clermont et Paulhan. Il y a 14.000 ha de vignobles et 24.000 ha d’élevages (collines et rebords de plateaux). La désertification agricole est due au recul de l’élevage. Ce n’est pas forcément un déclin, sauf pour la vigne familiale de tradition, car on trouve des vignobles de qualité en Cœur d’Hérault.

Les terres peuvent muter vers la culture maraîchère. Des atouts très forts en maraîchage sont les systèmes d’irrigation, à maintenir par l’ASA, permettant une biodiversité et le développement de l’oenotourisme (accueil au domaine viticole). Il y a aussi des faiblesses car pas assez de structures d’accueil : quelques gîtes, mais un déficit de structures hôtelières.

Paysage en mutation : la question des paysages culturels. Il convient de réfléchir aux équilibres des grands sites Salagou et St-Guilhem, mais aussi des centres villes à l’architecture extrêmement intéressante (Lodève, Clermont…) qu’il faudra inscrire dans des objectifs du SCoT, afin d’en garder la maîtrise et de  permettre une vision de qualité du Cœur d’Hérault.

La lutte contre la fermeture des espaces naturels : l’agropastoralisme permet de garder des marges (espaces périphériques) et de conserver des paysages ouverts. Le jeu de complémentarité entre l’agriculture et les paysages n’est pas négligeable.

La lutte contre les incendies, avec une gestion intelligente, permet aussi cette complémentarité.

Si nous n’insistons pas sur la définition des objectifs, on risque un basculement de notre patrimoine historique et naturel, et d’arriver sur un laisser-faire, une dérive de la « tâche d’huile », phénomène que l’on ne pourrait pas maîtriser.

Le Cœur d’Hérault est un territoire en creux, depuis le haut d’Aniane jusqu’au Rocher des Vierges : le fond du bassin doit pouvoir conserver ses espaces naturels.

La charte paysagère de l’A75 n’a pas toujours  été respectée et les aménagements au bord  de l’autoroute au sud de Clermont, n’auraient jamais dû exister (La Salamane).

 La gestion de l’eau et des risques : le problème de l’alimentation en eau potable. La question de l’eau est à affronter dans ce diagnostic. On ne doit pas penser que l’on peut aménager à l’infini (constructions). L’autre problème est le risque d’inondation, le non-respect de construction, avec 20. 000 habitants dans des zones inondables. C’est un véritable problème de repositionnement.

Les risques d’incendie augmentent si on accroît la population et les écarts dans des zones reculées.

 

Débat avec l’assemblée

Question : concernant la charte paysagère non respectée de l’A75, qu’en est-il ici ?

Réponse : il y a eu des recours au tribunal sur l’A75 vers Clermont-Ferrand. Pas dans notre Cœur d’Hérault, ni sur Millau ou Béziers.

Précision de Philippe Martin : depuis que je suis sur le territoire, c‘est la première fois que j’entends un  exposé géographique de notre territoire d’une telle qualité  et qu’on mentionne le non-respect de la charte paysagère de l’A75. Bravo pour cet exposé !

 

Question : vous avez dit qu’il y avait une absence de chiffres. La France manque-t-elle de chiffres ?

Réponse : il y a beaucoup de chiffres, mais il faut trouver les bons.

Précision de Laurent Dupont : Toutes les communes ont des données chiffrées, mais faudrait une véritable coordination des 77 communes pour collecter tous ces chiffres et les analyser.

Icône

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Note Alix Audurier CROS. Géographe professeur...

Les avancées du Pays

Voici quelques informations sur les projets et actions actuellement portées par le Pays et l’implication du CoDev aujourd’hui sur ces actions ainsi que les perspectives d’avenir. Je profite également de cette intervention pour remettre en contexte ces projets et actions (structure du Pays, fonctionnement, etc.), ce qui est très bien connu pour certains (désolée pour ces redits), moins bien pour d’autres.

Le Pays est un territoire de Projet, c’est-à-dire qu’il regroupe un ensemble cohérent géographiquement (bassin de vie) de communes pour mettre en place un projet de développement. Pour le Pays Cœur d’Hérault, ce projet a été redéfini dans la charte « le pays ‘rêvé’…en 2025 ! pour la période 2014-2025 et il est décliné en 6 défis territoriaux  (une terre d’accueil et de rencontres, les jeunes comme priorité, le lien intergénérationnel à développer, l’économie et l’emploi, l’agriculture, l’exigence environnementale  et l’urbanisme, le logement et la mobilité) que l’on peut retrouver sur le site du Pays.

Le Pays a peu de « compétences » (cad en charge de la mise en œuvre de politiques d’intérêt public) au regard des autres structures territoriales telles que les Agglomérations, Communautés de communes, communes, qui ont la responsabilité de l’enseignement primaire, mobilité, sécurité,… Toutefois l’élaboration puis la mise en œuvre du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) est une compétence du Pays du pays Cœur d’Hérault. Ce document d’urbanisme (loi Solidarité Urbaine de 2010) vient en quelque sorte « chapeauter (il s’impose à) les documents d’urbanisme locaux (les PLU ou Plans Locaux d’Urbanisme des communes) et intervient dans les domaines de l’urbanisme, l’habitat notamment social, la mobilité, les aménagements commerciaux, l’environnement et les paysages.

Les principaux documents du SCOT sont le rapport de présentation avec diagnostic et évaluation environnementale, le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) qui présente le projet politique et le Document d’Orientations et d’Objectifs (DOO) qui détermine ensuite les conditions de leur mise en œuvre.

C’est donc un outil de planification de l’action locale et de l’aménagement du territoire très important et qui est porté par le Pays depuis 2015. Plusieurs études de diagnostic ont été menées (paysage, bâti agricole,…) et sur cette base ainsi que toutes les données fournies par les services de l’Etat, un Etat initial a été présenté au cours de séances de travail ou ateliers thématiques qui se sont tenus les 28 et 29 mars 2017 et auxquels le CoDev a participé (présence de 6 membres du CoDev sur les 4 ateliers) ;  Emilie Rouselle et Sophie Giraud pour l’atelier paysage, l’agriculture et la biodiversité (atelier 3), Tatiana Carmier et Gérard Valéro pour les polarités urbaines, équipements et mobilité (atelier 4), Murray Nelson et Sophie Giraud pour les ressources eau, énergies renouvelables, le foncier, les risques (atelier 2), Alix Audurier Cros pour l’aménagement économique et commercial (atelier 1).

Avec les lois de Grenelles, les SCOT se sont « verdit » et de nouvelles prescriptions sont apparues : objectifs chiffrés en consommation de l’espace, urbanisation des terres agricoles, émissions de gaz à effet de serre, etc. Par ailleurs le Pays s’est engagé dans une démarche de SCoT facteur 4 (candidature retenue par l’ADEME et qui offre des moyens supplémentaires, notamment financiers) qui doit conduire, suite aux mesures prises dans le SCoT, à des réductions importantes des émissions de gaz à effet de serre et des économies d’énergie.

Le SCoT est un processus complexe et difficile à appréhender mais qui touche à de très nombreux domaines de la vie publique (habitat, milieux naturels et agricoles, déplacements, …) qui vont largement déterminer notre environnement dans le futur. Aussi le CoDev souhaite mobiliser des membres du CoDev autour de ce projet afin de mieux nous l’approprier collectivement  et d’être un relais d’information auprès de la population du Pays mais aussi d’apporter nos remarques et suggestions lors de l’élaboration de ce document. Partant de ce souhait, nous avons imaginé organiser des rencontres SCoT pouvant revêtir différents aspects (soirée débat, rando-SCoT, ateliers, …en journée ou en soirée). Si vous souhaitez vous impliquer dans l’organisation de ces rencontres-débat sur le SCoT voir le paragraphe « rendez-vous » !

La question de la ressource en eau est cruciale pour notre territoire et aura des répercussions sur le SCoT ; par ailleurs des Plans de Gestion de la Ressource en Eau (PGRE) sont en train de se mettre en place dans le cadre du Schéma d’Aménagement de la ressource en Eau et le CoDev souhaite également fournir des informations sur ce sujet aux habitants du Cœur Hérault.

Le Pays est doté d’un GAL « Convivencia II, innover et entreprendre en cœur d’Hérault » (Groupe d’Action Locale) qui repose sur 3 axes (innovation, transition, valorisation) et qui gère les appels à projets pouvant bénéficier d’aides apportées dans le cadre du programme européen Leader 2014-2020 (programme soutenant le développement des territoires ruraux).; le GAL comporte un Comité de programmation de 28 membres qui comporte deux collèges ; l’un public qui regroupe les élus et un autre privé (représentants d’associations, de fondations, …dont le CoDev, bien représenté).

La structure juridique du Pays est de type Syndicat mixte appelé Sydel qui se compose d’élus des communes composant le Pays ; il comporte un bureau et diverses commissions qui se réunissent plus ou moins régulièrement. Un des acquis récent du CoDev est notre participation à ces commissions, ce qui nous permet d’être mieux informés mais aussi d’être en capacité de faire des propositions (pas de droit de vote). La commission Aménagement durable du territoire-Agenda 21 présidée par Nicole Morère s’est réuni de nombreuses fois ces derniers mois, notamment pour l’élaboration du Plan Climat Air Energie (PCEAT) et de l’étude mobilité.  Le PCEAT se compose de 6 axes et 31 actions à mettre en œuvre, et portant sur des économies d’énergie, la mobilité durable, le développement de pistes cyclables et d’aires de covoiturage, le développement de la filière bois énergie (charte forestière territoriale),…

Pour que toutes ces mesures soient mises en œuvre, il faudrait qu’elles soient relayées /portées par les communes. La commission Aménagement durable du territoire-Agenda 21 a donc décidé d’avoir un interlocuteur privilégié pour le PCEAT dans chaque commune. Mais selon nous, il y a cependant un manque de moyens et de volonté pour la mise en œuvre de ces actions sur le territoire qui vont dans le sens du développement durable. Si des citoyens portaient des projets et en référaient aux élus dont ceux du Sydel, le CoDev pourrait les appuyer. C’est un grand territoire, dont il faut s’approprier les projets et les leviers.

Le CoDev s’interroge sur la transmission de toutes ces informations aux citoyens ;  il existe cette newsletter, l’« écho du CoDev » et un nouveau site internet devrait palier pour partie à ce problème d’information.. La place des citoyens n’est pas tellement donnée, à cause de l’empilement de structures territoriales, les répartitions de compétences entre elles qui changent sans cesse et le sentiment d’éloignement entre citoyens et élus-décideurs politiques qui en résulte.

Question d’Alix Audurier-Cros: qu’est-ce qui peut contraindre des élus à écouter la parole de la société civile ?

Question de Philippe Martin : c’est un point crucial, de voir la citoyenneté être écoutée Comment le CoDev se fera entendre maintenant ?

Réponse d’Alix : faire une circulaire auprès des élus et la porter au Pays.

Question de Gérard Valéro : comment participe-t-on, comment faire reconnaître le pouvoir d’agir du citoyen qui doit se faire entendre ?

Réunion du Conseil de Développement Pays Cœur d’Hérault, CoDev

La question de la participation et l’évolution du Conseil de Développement. Gérard Valéro 

La nouvelle législation a abaissé le seuil  d’obligation de créer un conseil de développement pour les Communautés de Communes (C.C.) de 50.0000 à 20.000 habitants : la CC. Vallée d’Hérault et celle du Clermontais sont donc concernées. Par ailleurs, la C.C. Vallée de l’Hérault, dans son nouveau projet de territoire « la vallée 3D » pour Durable, Démocratique et Digitale, a prévu d’animer un Conseil de Développement. Des membres du bureau ont rencontré le directeur de la prospective territoriale de la CCVH, Monsieur Mignon,  pour s’informer de son futur mode de fonctionnement et envisager l’avenir.
Que veut le citoyen pour son territoire ? Il doit pour cela avoir accès à  l’information et des moyens d’expression. Comme nous avons pu le voir lors de la soirée au cinéma Resnais cette semaine, co organisée avec le Pacte Civique, le film « qu’est-ce qu’on attend ? » montre l’exemple d’une commune du Haut-Rhin qui a mis en place en ensemble de dispositifs pour écouter les initiatives citoyennes mais aussi co-construire les projets.

La participation n’est-elle qu’un moyen « pour verdir les projets » ?  Ou peut-on imaginer un autre modèle de société, avec un autre modèle de gouvernance ? Nous pensons que le Conseil de Développement participe d’un projet politique reconnaissant la nécessité d’expression dans l’espace public. Le changement de paradigme est possible dans certaines communes, comme à Ungersheim ou celle de Jo Spiegel. La fraternité, la citoyenneté, le respect des valeurs citoyennes et la laïcité sont les valeurs défendues par ces communes et que nous partageons.

Evolution du Conseil de Développement du Pays Cœur d’Hérault :
Notre CoDev ne dispose aujourd’hui d’aucun moyen matériel ou humain, que ce soit pour payer les déplacements, le papier, l’informatique, le secrétariat, des formations… C’est pourtant une structure publique qui nécessite des moyens pour assurer son bon fonctionnement. Au presque terme du mandat des membres du bureau ce manque est cruellement constaté. Notre  proposition est de créer une association « Conseil de Développement du Pays Cœur d’Hérault » qui pérennisera ce collectif de participation démocratique quelque soit l’évolution du Pays même en PETR (Pôle d’équilibre territorial rural) et permettra d’obtenir des subventions ou éventuellement de faire des recettes.

La loi Notre stipule que les conseils de développement sont libres de s’organiser….donc libre de se structurer en association, nombre de Conseil de Développement le sont déjà.
Cela donne une reconnaissance/existante juridique qui permet dès lors de s’inscrire dans des actions indépendamment du Sydel, de faire des demande d’aides financières, employer un service civique, simplifier les actions de communication (CNIL), etc.. Mais cela va aussi demander une régularité de fonctionnement, une tenue des comptes, une capitalisation des actions.

La prochaine plénière sera consacrée à cette fondation de l’association, s’appuyant sur les textes de refondation élaborés en 2015-2016, et à la validation des statuts et mode de gouvernance.
Nous sommes conscients du travail que cela demandera au nouveau Conseil d’Administration mais nous pensons qu’aujourd’hui cette étape est indispensable pour pouvoir développer les actions du CoDev.  Les personnes motivées par la fondation de cette association sont invitées à contacter Gérard Valéro

Mobile : 06.80.98.67.53
fd34.valero@gmail.com