Atelier de Réflexion collaborative : Vivre et faire le paysage.

Sophie, Annick, Jean-Pierre, Laurent, Philippe, Thérèse, Arnaud, Alexia, M. Maurel et M. Maurel (fils), Jean Paul.

Sophie donne des informations sur le ScoT et les prochains événements avec le CoDev

Dans le cadre du SCoT, il y a plusieurs thématiques : l’agriculture, l’urbanisme, la mobilité, les ressources naturelles (milieux naturels, paysages, eau).

Il y a aussi beaucoup d’informations à lire et comprendre, et à réussir à porter la parole citoyenne auprès des élus.

On souhaiterait avoir un groupe SCoT à animer, mais au vu des travaux divers, le CoDev a convenu avec le Pays d’animer des réunions débats, sorties terrain.

 

Le plus difficile sera de porter ces paroles aux élus.
Laurent propose des thématiques que les habitants attendent telle la gestion de l’eau. En effet, elle passe en compétence des  intercommunalités en 2018. Les élus devront s’expliquer au 1er janvier. Ici le CoDev a un rôle de pédagogie et un rôle de visibilité à jouer. Idem pour les PRGE, les Plans de Gestion Eau en décembre 2017.

Philippe Martin souligne « le plus difficile… » rôle délicat du Conseil de Développement qui n’est guère reconnu comme interlocuteur. Il rappelle aussi qu’il a déjà commencé des formations dans le cadre du GAP Eau.

Atelier : vision du paysage de « l’extérieur » et de « l’intérieur » : agriculture et tourisme. 13 personnes

Le SCoT pourrait avoir comme directive de dire à travers les communes de créer 2 ou 3 zones d’expérimentations. Par exemple l’éco hameau du Claux sur la commune d’Olmet et Villecun ou  le site de Cantercel, déjà mentionné au P.O.S. comme zone d’expérimentation… Il s’agirait d’étayer cette proposition par un récit des expérimentations déjà faites (maison à 12.000€, agriculteurs en bio gagnant sa vie…)

Arnaud souhaite présenter une gamme commerciale spécifique des agriculteurs, énergies, solutions écologiques, qui soient responsables, pour le consommateur. (un peu comme Locavorium à St-Jean-de-Védas). Ce pourrait être la création d’un label, reconnu, créant de la valeur pour le territoire, représentatif d’une démarche systémique. Cette gamme favoriserait toutes les initiatives responsables. L’argent récupéré permettrait de créer de nouveaux projets (exemple : Ardelaine, qui récupère la laine de moutons pour faire des matelas).

Comment faire marcher les 80.000 habitants du Cœur d’Hérault, les former à aux spécificités de territoires, et les travailler sur l’ensemble du territoire ?

 

Certes l’ambition et la tâche sont d’ampleur, mais il est important de ne pas travailler pour un résultat immédiat mais d’avoir conscience que le CoDev est là pour alimenter l’humus qui fera pousser les graines citoyennes…

Notre paysage est une poule aux œufs d’or. Philippe rappelle la proximité rare de grands sites, une géologie affleurante unique au monde, une variété et une histoire extraordinaires.

Il est notoire qu’il manque de structures d’accueil : laisse-t-on l’initiative individuelle au fil de ce qui est proposé, ou le Pays réfléchit sur les lieux d’accueil ?

Jean Paul : le problème est double pour le tourisme : s’il y a de l’eau, de l’ombre, du soleil, un cadre magnifique, il manque encore autre chose. Ce qui fonctionne est le culturel, pour les enfants et les adultes.

La grotte de Chauvet est comme « hors sol », et les visiteurs ne reste pas.

Soit on fait du F1 (Formule 1, hôtellerie peu chère) qui fonctionne, mais pour le privé dans le bas de gamme, il est difficile de rentabiliser hors saisons touristiques.

Philippe : il n’y a dans le cœur d’Hérault qu’une structure qui peut accueillir plusieurs cars : Le relais du Salagou, à Salleles, qui fonctionne très bien. La saisonnalité est réduite Le propriétaire exploitant connaît tout, accompagne les groupes, fait des séminaires, a un bon équipement de loisir avec piscine et spa.

Il est aussi possible de développer les événementiels culturels (comme Marcillac). Lodève était bien partie avec les Voix de la Méditerranée, mais elles sont parties à Sète…

Il serait important d’avoir une approche systémique du développement par exemple en valorisant tous les déchets : l’huile de friture, le bouchon de liège, le marc de café, la laine, la transformation locale des produits locaux . Ceci peut générer  de petits endroits pour pouvoir transformer. Par exemple Ardelaine est une usine multifonctionnelle, de la production de laine à tisser, en passant par une fabrique de matelas, vêtements, maintenant un restaurant dont la cuisine est à disposition des agriculteurs pour faire des produits élaborés à valeur ajoutée : une idée à développer en Cœur d’Hérault.

La route des fromages, en Auvergne, fonctionne bien et rend identifiable le périmètre du parc, a créé une synergie entre les agriculteurs, c’est un marqueur territorial.

L’entrée gastronomique est plus forte que l’entrée paysagère : « un fromage = un volcan ».

Faire une route des vins bio, avec des caves ouvertes.

L’oenotourisme culturel est possible ici (Cabrières et ses caves de schiste pour la musicographie).

Alix nous a dit qu’un parc régional Grands Causses / Gorges d’Hérault serait opportun à créer.

Les CDT, Comités Départementaux du Tourisme, permettent la communication de ce qui existe dans tel lieu, et les Offices de Tourisme sont un bon relais s’ils sont bien formés.

A La Boissière, les élus vont enfin travailler avec St-Paul et Aniane sur la rénovation d’une ancienne voie de chemin de fer en voie verte, une dizaine de ponts, un ancien lac de bauxite. Arrivera-t-on à relier les 20 km d’Aumelas (site Natura 2000), en passant vers La Boissière, vers le Grand Site des Gorges d’Hérault ?

Au niveau des thématiques culturelles, le voyage est opportun (ancienne voie romaine, ancienne draille, GR). Le foncier appartient aux communes. Le panier moyen est de 80€/jour : les touristes achètent des produits locaux, consomment sur place.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *